Chez BRMX, la musique n’a jamais été seulement une affaire de scène. Depuis ses débuts, l’artiste mauritanien met sa notoriété au service de causes sociales. Et sur ce terrain, il ne se contente pas de symboles.
Ambassadeur, et présent sur le terrain
BRMX est ambassadeur de l’APEFAS, l’Association pour la Protection de l’Enfance, de la Femme et de l’Action Sociale. Une organisation qui défend les droits des enfants et des femmes et porte des initiatives sociales et éducatives.
Pour lui, cet engagement va de pair avec son métier. Il le résume ainsi : c’est « une opportunité de porter un message d’espoir à travers [ses] œuvres et [ses] spectacles ». Concrètement, il participe à des concerts gratuits à vocation sociale. Le 27 septembre, par exemple, un concert organisé avec l’APEFAS pour une campagne de collecte de kits scolaires, sur le thème de la lutte contre l’abandon scolaire des jeunes filles. L’opération a permis de distribuer des fournitures dans plusieurs villes et villages du pays.
La santé mentale, un sujet qu’il connaît de l’intérieur
Le 10 octobre 2025, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, BRMX franchit un cap. Il collabore avec l’Organisation mondiale de la santé en Mauritanie et le ministère de la Santé pour la mise en place de la première stratégie nationale dédiée à la santé mentale et à la lutte contre les addictions.
Ce thème n’est pas un argument de communication pour lui. Sur Jololel, son album de 2024, le morceau d’ouverture s’appelle Thérapie. Il l’a écrit avec sa thérapeute, et il y parle ouvertement de santé mentale. Quand un artiste capable de remplir le Stade olympique met des mots sur ces questions, ça pèse.
Une musique qui prend position
Cet engagement se retrouve aussi dans ses textes. Sur Martaba, son album de 2026, le morceau Country Blues, en featuring avec Stavo, est l’un des plus frontaux de sa discographie. Il y aborde les injustices, les discriminations et la situation des Noirs mauritaniens. Il évoque aussi les conflits qui touchent le continent et le monde : le Soudan, la RDC, la Palestine.
Une manière d’utiliser la musique comme un outil de mémoire et de prise de conscience, pour donner de la voix à des réalités souvent absentes des musiques urbaines.
De la collecte de fournitures scolaires à une stratégie nationale de santé publique, BRMX avance avec une conviction simple : sa voix peut servir à autre chose qu’à faire danser.





