Le 11 avril 2026, BRMX a sorti Martaba, son deuxième album studio. D’abord en exclusivité sur l’application Boosoya Stream, puis sur les principales plateformes de streaming à partir du 1er mai. Quinze titres, quarante-six minutes, et une idée simple derrière le tout : montrer le chemin parcouru depuis Jololel.

Un mot pulaar devenu un manifeste

Martaba vient du pulaar. Le mot dit la dignité, la valeur, le rang, le respect. BRMX l’a choisi pour ce qu’il porte de plus grand : l’idée d’un homme qui s’élève et qui assume pleinement sa place.

L’album s’inspire de la figure du guide religieux peul, ce sage qui transmet son savoir et accompagne les autres sur leur chemin. BRMX reprend cette image et la fait sienne. Là où Jololel parlait d’âme créatrice, Martaba parle d’évolution : ce que coûte le succès, les sacrifices, les responsabilités, les doutes qui arrivent avec.

On y retrouve les thèmes qui lui tiennent à cœur. Le respect et la fierté culturelle. La résilience et le combat intérieur. La transmission, aussi. Le tout posé sur des sonorités urbaines modernes et des influences sahéliennes, avec ce mélange entre tradition et modernité qui est sa marque depuis l’EP Transition.

Trois collaborations, trois facettes

Pour Martaba, BRMX a invité trois artistes, et chacun éclaire un côté différent du projet.

Avec Ceepee, sur « Hollam » (« montre-moi »), il se livre côté sentiments. Une chanson d’amour, sincère, où il parle d’une jeune fille et de son envie d’être compris. Adviser prolonge cette histoire sur « Tooke », dans la même veine mélodique et tendre.

« Country Blues », avec Stavo, change complètement de registre. C’est le morceau le plus engagé de l’album. BRMX y aborde les injustices, les discriminations et la situation des Noirs mauritaniens. Il évoque aussi les conflits qui frappent le continent et le monde : le Soudan, la RDC, la Palestine. Une manière d’utiliser sa musique comme un outil de mémoire et de prise de conscience.

Une sortie sous tension

Le lancement a été à la hauteur de l’attente. Une soirée de présentation s’est tenue à Nouakchott le 9 avril, devant partenaires et professionnels du secteur culturel, pour dévoiler en même temps l’album et la plateforme Boosoya Stream.

Le jour de la sortie, l’affluence a été telle que la plateforme a connu quelques ratés techniques, vite corrigés. Le concert de lancement, d’abord prévu le 18 avril au Stade olympique de Nouakchott, a finalement été annulé pour des raisons administratives liées au contexte national. BRMX s’est alors produit à l’Institut français de Mauritanie, le 24 avril, où il a retrouvé un public au rendez-vous.

La tournée Martaba 2026

L’album s’accompagne du Martaba Tour 2026, une tournée internationale qui passe par l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Nord. Bruxelles, Paris, Nantes, Bergame, Montréal, Dakar, et plusieurs villes de Mauritanie comme Nouadhibou, Kaédi, Boghé et Rosso. Les dates complètes sont à retrouver sur la page Concerts.

Pour un artiste qui, il y a deux ans à peine, sortait son premier album via une simple application mobile, le chemin est net. Martaba n’arrive pas par hasard. C’est la suite logique d’un parcours commencé dans les rues de Cansado, à Nouadhibou, et qui passe aujourd’hui par les scènes de trois continents.

Tracklist de Martaba

  1. Ko woni e maa
  2. Lewlewal
  3. Ko Ni’i
  4. 30taine
  5. Hollam (feat. Ceepee)
  6. Hey Jalomaa!
  7. Njiilaw
  8. Massa
  9. Wellitaare
  10. Tooke (feat. Adviser)
  11. Kelle gar e
  12. Atassa
  13. 222 attitude
  14. Kafka
  15. Country Blues (feat. Stavo)